Traitement du bois : beauté, durabilité, éco-construction
fond thermite

Lutte curative

Pour être totalement efficaces, les phases de traitement curatif anti-termites doivent être précédées d’une bonne analyse de la situation : ventilation adaptée, isolation, réparation des fuites… Une action mécanique préalable sur la structure en bois sera également nécessaire.
Ensuite tout est mis en œuvre pour que le traitement curatif s’inscrive parfaitement dans une logique de développement durable.

Les pièges anti-termites

La lutte anti-termites par la technique des pièges est privilégiée. Ce procédé agit sur les termites souterrains. Les pièges ont le double avantage d'éradiquer les colonies en préservant le bâti, sans risque pour l'environnement car la quantité d'insecticide qu'ils contiennent est faible.

Après identification de l'espèce et de son alimentation (bois ou matériaux à base de cellulose), des appâts contenant un insecticide à effet retard sont employés. Par trophallaxie, les ouvriers qui ingèrent l’insecticide le propagent avant de mourir dans la termitière. 

Cette technique éradique progressivement la colonie, mais ce résultat peut nécessiter plusieurs mois et le procédé n’est pas infaillible. La quête de nourriture conduit les ouvriers vers des sources de cellulose variées (bâtiments, arbres, vieilles souches, pièges, etc.) et la proportion d'ouvriers fréquentant les pièges et ingérant l'insecticide peut être insuffisante pour décimer la colonie.

L'efficacité et la rapidité de cette technique dépendent de l'activité saisonnière des termites, des espèces rencontrées et de l'expertise du professionnel qui met en place les pièges.

Le traitement par injection

Le traitement par injection nécessite une intervention en plusieurs étapes :

1. Le décapage des peintures, vernis et lasures pour permettre le diagnostic et l’application du produit de traitement.

2. Le sondage dans les poutres tous les 80 cm par entaille pour évaluer les surfaces attaquées par les insectes.

3. Le bûchage qui consiste à éliminer les parties des bois vermoulus et permet de contrôler l’état sanitaire des bois.

4. Le dépoussiérage qui consiste à éliminer la vermoulure dans les galeries mises à nu par le bûchage et permet le nettoyage de toutes les surfaces afin de faciliter la pénétration du produit.

5. L’injection en 3 phases (perçage, pose d’injecteurs, injections) qui permet de déposer le produit biocide curatif à l’intérieur de la pièce de bois et d’éliminer plus rapidement un insecte qui, en restant à l’intérieur, n’aurait pas été touché par l’application de surface.

La technique de l’injection varie en fonction de :
• la nature des bois (résineux/peupliers ou feuillus)

• la section de la pièce de bois

• du contact avec les maçonneries 

• de l’ampleur des dégâts

pige
Selon l’ampleur des dégâts, de nouvelles générations de produits permettent d’éviter l’injection, en ne recourant qu’à une application en surface.
Néanmoins, application de surface et injection s’avèrent généralement 2 actions complémentaires.

Le traitement chimique

Il existe des solutions techniques chimiques en micro-émulsions pour les bois mis en œuvre, les murs et les fondations.

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